samedi 26 septembre 2009

Avec nos amis les employés ;)

L'équipe sur le chantier


Grosse semaine remplie de superbes activités. Nous commençons tranquillement pas vite à tisser des liens solides avec les gens qui sont nos ouvriers.

En effet, cette semaine Lily notre cuisinière nous avait acheté des saucisses en paquet, un peu le même style qu’au Québec, pour qu’on puisse les manger sur le feu. Un soir dans la semaine nous avons eu l’idée de faire un feu sur le site du chantier (il n’y a pas réellement de règle concernant les feux, même si on se trouve dans une forêt!). C’est alors que Pierre-luc a pensé que nous pourrions en profiter pour connaître davantage les gens que l’on côtoie, alors le plan d’organiser une soirée feu de camp fût mis sur pied.

Vendredi, nous avons invité tout le monde à se retrouver sur le chantier vers les 19h30 (et oui, ici à partir de 18h30 il fait nuit noir) pour partager un bon moment. Nous avions acheté des bières et des sucrées (ce sont des boissons style coca-cola et Fanta à l’orange) et apporté les dites saucisses qui se sont avérées être du boudin! Nous avons fait une démonstration de la tradition québécoise qui veut que l’on fasse cuire les saucisses sur le feu à l’aide d’un bâton « gossé » dans du bois et eux nous ont montré la tradition qui veut qu’on ouvre sa bouteille de bière avec la bouche! D’ailleurs, Pierre-luc a essayé de les imiter et il s’est cassé un petit bout de dent!











Les saucisses - boudin







LA technique d'ouverture de la bière

Retour à la maison


La soirée fût accueillie avec un énorme succès, tout le monde était présent et très heureux de pouvoir échanger avec nous. Mais principalement très très enthousiaste de prendre des photos !!! En effet, les congolais ne sont pas habitués à se faire prendre en photo, mais ils adorent ça. Nous avons pris pas moins de 142 photos en l’espace de deux heures. On a chanté des chansons et rigolé avec tout le monde. C’était fantastique de voir le bonheur sur leurs visages. À la fin, on a raccompagné les gens chez eux avec le 4 X 4 qu’on loue durant la semaine. Tous les ouvriers se sont entassés à l’intérieur pour rentrer chez eux.

Par la suite, le dimanche les gars sont allés dans la forêt avec trois ouvriers, qui parlent très bien français et avec qui nous avons développés un lien spécial, pour découvrir un « attrait » touristique de la forêt. Un arbre avec un diamètre assez impressionnant. Malheureusement, Émilie n’a pas pu prendre part à l’activité car elle était indisposée de mal de ventre. L’occasion se représentera certainement sous peu.






Expédition Gros arbre!






Donc Pierre-Luc, Adrien et Francis sont partis pour une expédition d’environ 2 heures dans la forêt. Ils ont également visité le village natal des ouvriers, qui compte 5 maisons! À leur retour à la maison, toute l’équipe est allée à Boma pour souper, mais au Congo le dimanche rien n’est ouvert. Nous avons donc dégusté des bananes, des arachides, du pain et pour certains quelques morceaux de chèvres (dites « cabri » en RDC). En revenant à la maison, nous nous sommes assis à l’extérieur pour continuer la discussion et déguster un bon coca-cola chaud! Les frigos et congélateurs se font très rares par ici :)

Pour ce qui est des autres anecdotes de la semaine, il faut noter qu’une poule est entrée dans la maison car tout le monde laisse les portes ouvertes. Donc, on a parfois des intrus : des mouches ou des poules! Nous avons également découvert les pamplemousses africains, une pelure de 1 pouce d’épaisseur et un diamètre assez impressionnant.



Il y a une poule dans ma maison!

Adrien se reprend : après les citons gênants,
voici le pamplemousse impressionnant!


De plus, le cuisiner de la maison de passage où nous sommes en ce moment possède un coq. Mais un coq plutôt spécial, il fait « cocorico » à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, donc à 23h ou bien à 4h du matin, il chante et énerve tout le monde. Au début de la semaine André, le cuisiner de WWF, nous a dit qu’il le tuerait, mais il est finalement toujours vivant! Au moins nous gardons espoir en nous disant que lorsque nous aurons déménagé dans le dortoir près du chantier, il ne pourra plus nous embêter avec sa chanson!

Le coq à l'horloge biologique déréglée


En parlant de notre future maison, nous pouvons dire que la toilette est terminée, la douche reste à être complétée et qu’il y a de l’électricité sommaire avec encore quelques mal-fonctionnement. On peut se dire que c’est normal compte tenu de son installation très précaire. De plus, le toit dans la cuisine coule toujours et il reste à déplacer le lavabo intérieur pour le mettre à l’extérieur. Et oui, nous ferons notre toilette à l’extérieur parce que le plombier ne veut pas amener l’eau jusqu'à l’intérieur, c’est trop compliqué!







Notre furute maison :

Une installation électrique de pointe...

Un dortoir confortable...

Une salle commune bien équipée...

Et des toilettes modernes!


En ce qui concerne le chantier, tout va pour le mieux. Nous avons une semaine de retard pour les fondations si l’on suit l’échéancier établi au départ. Il est certain que nous pourrons reprendre ce retard d’ici la fin car déjà nous avons pratiquement terminé de creuser la fosse sceptique pour laquelle nous avions prévu une semaine! La semaine en trop provient du fait que nous n’avions pas prévu être obligé de creuser autant pour les fondations, cela nous a demandé un peu plus de temps.





La fosse sceptique avance bien






Nous avons tout de même terminé les fondations lundi. Tout le monde a travaillé très fort pour y arriver. De plus, les autres jours ont été consacrés à l’élévation des colonnes pour les armatures. Les 14 colonnes ont été terminées vendredi en avant-midi.





Le dernier mur de fondation

On remblaie le tout

Les colonnes sont coulées


Ensuite, pour ce qui est de briques, en deux jours nous avons déjà la moitié de deux murs de terminé. Le travail avance super bien et ça fait très plaisir de voir enfin notre bâtiment prendre forme. Comme on dit, c’est très encourageant de voir qu’à chaque quart de travail le centre de conditionnement pour lequel nous avons travaillé depuis si longtemps prend vie!













Pierre-Luc aide à faire les coffrages

Les briques sont prêtes à être posées

Les premiers rangs dus murs!

Tout est dans le pognet...





Un mur terminé jusqu'à hauteur des fenêtres


En finissant, nous aimerions faire un hommage à tous les pères de la terre. Sur le chantier, nous avons un monsieur qui se nomme « Papa Andrazi », il a 45 ans et il est père monoparentale de deux enfants. Si vous regardez la photo, vous verrez qu’il est extrêmement en forme, très musclé et très fort. Il travaille toujours avec ardeur, il est souriant et très sympathique. On ne peut que penser à nos chers pères qui sont au Québec, peut-être un peu moins athlétique mais tout autant, sinon plus, nos héros :)

Papa Andrazi

samedi 19 septembre 2009

Déjà un mois sans bonne mal-bouffe ;)

Une journée de congé bien méritée!


Encore une semaine de terminée et nous avons passé la barre du premier mois vécu en Afrique. Après avoir vue le nombre grandissant de photo, nous avons décidé d’écrire hebdomadairement nos histoires! Vous aurez plus de détails et vous aurez davantage l’impression d’être parmi nous.

Cette semaine, vous auriez vraiment apprécié être en République démocratique du Congo. En effet, lors de notre journée de congé nous sommes allés à la plage de Muanda, une petite ville située à environ 3 heures de route de la réserve. Nous nous sommes levés à 5h du matin pour prendre la route, il faisait très nuageux et il pleuvinait (mots appris du conducteur des travaux!). La route pour se rendre près de Muanda était en construction (ce sont les chinois qui prennent en main ces travaux) : il y avait du sable jaune partout et de gros rouleaux compresseurs travaillaient à aplatir le tout.

En route vers la plage? Pas vraiment!


Une fois rendue dans la dite ville, le frère de Fils nous a gentiment escorté jusqu'à la plage. Disons que le chemin pour s'y rendre est très bien caché! Nous y sommes arrivés vers 10 heures, le ciel était dégagé et il faisait déjà chaud. Nous pouvions apercevoir les vagues de l’océan Atlantique qui nous appelait.





La plage de Muanda


Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que toute l’équipe soit en maillot de bain, prête à sauter dans l’eau qui était très bonne! Nous avons passé une superbe journée à nager, à rire, à boire de la bière, à prendre des millions de photos, à filmer et à manger du bon poulet sur le bord de l’océan. C’était vraiment super de passer du temps à l’extérieur de la réserve et de profiter de ce fantastique paysage.







Un dimanche relax


Bien sûr, lundi nous avons dû reprendre le travail au chantier. Ce fût difficile de se lever à cause de nos nombreux coups de soleil. En fait, Émilie et Pierre-luc ont pris beaucoup de couleur! Le travail avance à grand pas. Après une autre semaine de fondation, la moitié du bâtiment a ses fondations de construite, et bientôt nous pourrons entamer l’élévation des murs en même temps que la finition des fondations.

Les fondations achèvent


Le moral des employés est bon. Nous avons souvent l’occasion de discuter avec eux lorsqu’on va chercher les matières premières. Ils prennent le temps de nous raconter leur histoire et on peut voir la différence entre leur mode de vie et le nôtre. Lorsque le travail termine à 15h30, ils vont vers la rivière et se nettoient puis lavent leurs habits pour ensuite rentrer à la maison, prêts pour le lendemain!

Nous voyons aussi que nous ne sommes pas en même forme physique qu’eux. Après quelques coups de pelles, quelques grosses pierres soulevées ou bien quelques sceaux montés sur la tête, nous, Québécois de souche, avons besoin de repos. Un congolais peut facilement effectuer plusieurs répétitions sans même se sentir fatigué! Il est certain que le style et la durée de l’effort physique sont très loin de ce que l’on accompli au Québec.

Les ouvriers tranportent d'énormes pierres...


...et Adrien une couple de fruits!


Pour ce qui est de la nourriture, nous commençons à nous habituer à manger du riz et des haricots. Nous nous sommes tout de même gardé quelques repas typiques. Par exemple le lundi nous mangeons des boulettes de steak haché avec frites, miam miam! Nous avons également des patates douces au menu et des spaghettis. Rien ne goûte comme au Québec, bien entendu, et une bonne pizza nous manque déjà! C’est drôle à dire, mais ce qui est le plus difficile à s’accoutumer c’est bien la nourriture.

Miam Miam!


On peut également dire que les fins de soirées sont plutôt tranquilles, vu que notre localisation dans la forêt est légèrement loin des villages. Cependant, le dimanche reste une journée idéale pour aller visiter les environs de la forêt avec nos nouveaux amis les ouvriers!



Des visites inoubliables


Tout le monde va bien ici, cette semaine nous étions seuls pratiquement toute la semaine. Chef est retourné à Kinshasa avec Francis Asselin, notre contact BDA. Ils seront de retour la semaine prochaine, donc pour le moment nous avons loué un véhicule avec chauffeur pour faire nos courses à Boma!

L'esprit d'équipe est toujours fort!


Ici, la saison des pluies n’est pas encore commencée, mais la chaleur est toujours bien présente. Dès 7h le matin il fait chaud. Dû à notre position sur la montagne, le ciel est généralement nuageux et il pleut de temps en temps mais cela ne dure jamais bien longtemps. Espérons que nous aurons le temps de bien continuer le bâtiment car ce sera difficile de continuer avec les pluies torrentielles qui vont venir. Chez vous ça doit être l’automne bientôt, il paraîtrait que les dernières semaines ont été très chaudes et belles. Profitez bien de la clémence de Mère Nature ;)

Le bâtiment, au 17 septembre 2009


D’autres nouvelles suivront sous peu :) Merci à tous de nous lire, et de nous donner de vos nouvelles! On vous embrasse très fort!

samedi 12 septembre 2009

D'autres nouvelles d'Afriques



On se fait un point d’honneur d’écrire sur le blog au moins aux deux semaines! C’est important pour nous que vous puissiez lire nos aventures ;) Cette semaine les images seront plus nombreuses vue la grande demande!





Il faut noter qu’à la maison nous n’avons pas accès à Internet finalement. Au départ, on devait avoir une clé USB qui nous permettrait d’aller naviguer sur le web. Par contre, étant donné notre situation géographique, il est plutôt difficile d’y accéder! C’est pourquoi depuis deux semaines nous allons à Boma (la ville la plus près de la forêt) pour aller dans un cyber café. Bon, entendons nous c’est plus un local minuscule où sont entassés quelques ordinateurs. Nous passons environ 1hrs30 à parler à nos familles et à lire nos courriels. Il faut dire que c’est une grosse différence pour nous, jeunes étudiants, qui voilà à peine 3 semaines consultaient nos courriels au moins 10 fois par jour. C’est une adaptation de plus ;)




Nous avons trouvé un endroit fantastique où aller pratiquement tous les jours : une source où nous allons chercher de l’eau que l’on doit traitée par la suite pour la rendre potable. Il faut faire une promenade d’environ 45 minutes dans la montagne pour y accéder! C’est un bon exercice dominical :) Et pour ceux qui veulent perdre du poids un exercice journalier (vous comprendrez qu’il s’agit de moi, Émilie!).


La source


Le traitement de l'eau


En ce qui concerne le projet proprement dit, les travaux avancent à grand pas. Après deux semaines de dur labeur, nous avons fini de creuser les fondations et les semelles de mélange ciment et caillasse sont pratiquement terminés. Sous peu nous pourrons commencer l’élévation des murs.


Creusage des fondations




Les moellons




La semelle !


Du lundi au samedi, de 7h30 à 15h30 nous sommes sur le chantier pour débuter les travaux. Nous comptons environ 15 employés qui viennent du village près de la réserve, Mangala, et également d’autres qui sont habitants du camp des travailleurs. Celui-ci regroupe plusieurs travailleurs venus de partout pour mettre leurs connaissances au profit de la réserve de Luki.


Toute l'équipe


Pour le moment, il arrive souvent que nous devions assister en tant que spectateur sur le chantier dû aux besoins spécialisés des travaux. Cependant, chaque fois que possible nous essayons d’effectuer le travail à la manière Congolaise.


Pierre-Luc à l'oeuvre


Émilie pose, Francis travaille!


De plus, depuis une semaine on loue un camion pour aller chercher les différents matériaux pour le projet. Nous allons chercher du sable près de la rivière, à environ 3 km de chemins cahoteux du chantier. Il faut également se procurer les 30 000 briques nécessaires au bâtiment. Il y a finalement les voyages de moellons et de caillasses (la pierre) qui se font pratiquement tous les jours. C’est très amusant d’apprendre à vivre avec ces employés. Ils chantent sur le chantier et rient beaucoup. Ils nous apprennent plusieurs mots dans leur langue maternelle.


Le camion




La rivière


Chargement de moellons


Nous sommes encore dans la maison de passage fournis par notre ONG local (WWF), mais il ne serait tardé que nous déménagions. Les travaux pour la construction de notre future toilette et l’aménagement des locaux qui nous serviront de maison sont en cours.


Notre future maison



Notre future chambre


Lily, notre cuisinière, travaille déjà pour nous et elle a également un aide qui se nomme Pichu! Elle nous fait de bons petits plats selon un horaire que nous avons nous-même établis au préalable.


Lily, notre cuisinière


Repas en bonne compagnie


Nous devons aussi parler de Fils, connus également sous le nom de Chef. Jeune homme de 26 ans, il nous accompagne partout où nous devons aller pour faire l’acquisition des matériaux de construction. Son rôle exact est logisticien pour le compte de BDA, notre ONG à Montréal. Il est vraiment très gentil et serviable. Tout comme nous, il s’ennuie de sa famille car sa femme et ses enfants sont demeurés à Kinshasa (la capitale de la RDC). Nous nous supportons tous !


Fils, logisticien (Chef)


Il y a également Tsimba, le conducteur des travaux. Son aide est très utile car il parle très bien le français et les différents dialectes locaux. Il nous aide aussi à trouver les employés et il dirige ceux-ci sur le chantier. La main-d’œuvre congolaise n’est pas « dirigeable » comme celle Montréalaise.


Finalement, autre personne importante de notre histoire : Prince. Il est un ingénieur de la WWF, qui nous aide également sous différents aspects. Tout le monde est très gentil, et ils mettent tous les efforts nécessaires pour que l’on se sente bien!


Prince, ingénieur


Nous vous écrirons d’autres nouvelles, d’ici deux semaines! C’est plutôt tranquille les soirées ici, alors c’est très agréable de pouvoir vous écrire tout ce qui se passe pour nous. Chaque membre de l’équipe se porte bien et les conflits ne sont pas trop nombreux, juste assez! :) Nous vous embrassons très fort chères familles et amis ;)


Quelques photos de plus :


Le terrain, avant


Le terrain, après 1 semaine


Le terrain, après 2 semaines