
Mercredi soir le 26 août, nous entreprenions la grande route de 9hrs pour atteindre le lieu de notre construction, la réserve de Luki. Cette grande forêt de 33 000 hectares renferment plusieurs beautés naturelles et est préservé de tous ceux qui voudraient y couper les arbres ou bien braconner les animaux qui se font de plus en plus rare. Nous avons pris place dans une maison de passage pour la fondation WWF (World Wildlife Foundation).

Nous dormons dans un petit dortoir tous les quatre ensembles et le chantier se trouve à environ 5 minutes de marche! L’électricité est produite par deux panneaux solaires, mais ces temps-ci le soleil se fait timide, nous avons donc expérimenté quelques fois les soupers, les réunions et les soirées à la lumière de notre lampe frontale ;) C’est là qu’on se rend compte à quel point l’électricité, si facile d’accès au Québec, est un grand luxe! Et je peux vous dire que dans la forêt, il fait noir en titi. Lorsqu’on arrive de la ville en voiture et qu’il fait noir - en fait dès 18h30 la nuit est tombée - et qu’on éteint les phares, on ne voit rien du tout autour de nous. La noirceur est très très épaisse! C’est pratiquement épeurant ;)


Dans quelques semaines, nous quitterons cette maison pour habiter définitivement dans une autre maison uniquement pour nous quatre. Nous engagerons un cuisiner et un aide-cuisinier pour s’occuper de nous, car faire le marché en Afrique n’est pas une mince affaire. Dès que les habitants voient des « mondélé » (ce qui signifie blancs en Ingala) ils grimpent les prix très rapidement. De plus, on doit parfois parcourir plusieurs kilomètres pour dénicher un petit marché où les légumes seront frais.


Les gens locaux sont très heureux lorsqu’on les aide à travailler la terre. Ils s’aperçoivent que les blancs sont également capables de mettre la main à la pâte et de suer pour faire avancer les travaux, et je peux vous dire qu’on en sue un bon coup! Surtout dans quelques semaines quand la saison sèche débutera et qu’il fera plus de 40 degré Celsius!




Les gens sont très accueillants et agréables. La différence est notable entre les villageois et les habitants de la capitale de Kinshasa. Tous les enfants accourent lorsque nous passons près de leurs maisons. Le soir on mange près du feu et on fait parfois des réunions pour régler certains trucs qui traînent. La vie ici est très relaxe et il faut garder en tête que les Congolais ne voient pas les choses nécessairement comme nous. Il est donc important de bien s’entendre sur ce qu’on veut dire.
