lundi 7 décembre 2009

Mois de décembre?! Êtes-vous sûrs?


Bon début décembre à tout le monde! On se demande sérieusement si on se trouve dans ce mois qui se veut normalement frisquet et déprimant! Ici aucune présence de « gadoue », pas de « slush » et encore moins de tapis blanc. Il fait super chaud et la plupart du temps très beau. C’est sûr que certain jour on a échangé le temps blanc pour le temps gris mais la chaleur, on en profite ;)

Des fois il fait vraiment trop chaud par contre, cette semaine quand on est allé à l’internet, Adrien et Émilie suaient sur leurs petites chaises en plastique. D’ailleurs, on est certain que vous devez vous demandez à quoi ressemble ce fameux café internet et bien cette semaine on vous dévoile ce merveilleux endroit qui nous permet de rester près de nos familles et amis ;) Un petit endroit où on retrouve deux locaux adjacents et malheureusement aucunement d’air climatisé! Ah! vive l’Afrique ;)

La façade du café-internet

La première salle

La salle du fond

Pour commencer notre première semaine de décembre, on a fêté l’anniversaire d’un membre du chantier, Kuté. Il est un peu spécial car c’est l’ami d’enfance de Fils, notre chauffeur. Donc on a une relation un peu plus profonde avec lui qu’avec les autres employés du chantier. Il allait avoir 28 ans au début de la semaine alors samedi on l’a invité à souper à notre restaurant fétiche de Boma, Le libanais ;) On a mangé des shawarma (pita au poulet avec frites dedans!) et on a bu de la bière :) Finalement après avoir fini de manger vers 21h, une fois arrivé à Mangala, tout était fermé car il était trop tard. La propriétaire de l’endroit où on va souvent était encore là alors elle nous a permis de prendre de la bière et on est revenus à la maison. Petite soirée tranquille qui a fait très plaisir à notre Kuté :)

Souper de fête de Kuté

Les gars au souper de fête!

Par la suite, mercredi on s’est enfin débarrassé de l’arbre le plus dangereux pour le bâtiment. En fait, il y a de cela plusieurs semaines, même plusieurs mois, on avait coupé plusieurs arbres se trouvant près du bâtiment. Étant donné les tempêtes qui peuvent être assez violentes ici au Congo, on ne pouvait pas prendre de chance que ceux-ci tombent sur le bâtiment. Il en restait un à couper, mais c’était un arbre sur lequel les chercheurs de l’INERA faisaient de la recherche. Après deux mois, le chef de station a finalement accepté qu’on procède à la coupe! C’est très impressionnant, il fait environ 7 mètres de haut. On a engagé un monsieur de Mangala pour qu’il le coupe. Il est venu durant la nuit pour attacher une corde à son sommet et le matin très tôt, il s’est amené avec sa hache pour débarrasser la menace qui pesait sur notre centre :) Merci!

La hauteur de l'arbre à couper

Alors voilà, il tombe!

Les hommes bien fiers!

En ce qui concerne le chantier, tout va sur des roulettes! On va s’ennuyer de cette routine qui s’est installée pour nous. On se rend compte que dans deux semaines, le projet sur lequel on travaille depuis plus d’un an prendra fin. Il ne reste pratiquement que de la finition à faire pour rendre le bâtiment complet. On a fini les planchers vendredi. Le résultat est phénoménal! Après plus de trois mois a marcher sur un sol inégal et jonché de débris, on peut maintenant admirer un revêtement d’un bleu métallique et totalement lisse! Les Africains travaillent super bien, le travail est ardu et vraiment très long, tout est fait à la main. On est accroupi longtemps et on doit travailler sur le bout des pieds. Adrien et Émilie ont tenté l’expérience. Il faut dire qu’Adrien a persisté plus longtemps. Jusqu’à ce que l’espace de travail soit si restreint que seuls les maçons étaient encore là.

Toute l'équipe qui lisse le plancher

Émilie mets la main à la pâte pour le lissage!

Plus on arrive à la fin, plus l'espace de travail diminue!

Résultat final

D’ailleurs, cette semaine on vous montre les différentes étapes pour obtenir un plancher à l’africaine très réussi! Alors voici la recette à suivre :

1. On aplani le sol pour obtenir le même niveau partout.
2. On installe des chevrons en suivant les diagonales de la pièce. Cela est fait pour avoir une pente de 2 cm vers le centre pour permettre l’écoulement de l’eau.
3. On recouvre le tout d’un mélange de ciment, sable et de caillasse que l’on étend minutieusement.
4. On ajoute une bonne couche de mélange de ciment et de sable
5. On égalise à l’aide d’une latte.
6. On retire les chevrons et on rempli les trous du même mélange qu’en no.2
7. On lisse préalablement à l’aide d’une taroche.
8. On saupoudre un peu de ciment en poussière et on lisse à l’aide d’une truelle souple.
9. Recommencer l’étape 8 plusieurs fois jusqu’à l’obtention d’un fini lisse et bleuté. Pour plus d’aisance, ajoutez un peu d’eau lors du lissage.

Voilà vous connaissez tous les secrets maintenant ;)

Étapes 1 et 2

Étape 3

Étapes 4 et 5

Étape 6

Étape 7

Étape 8

Quand Adrien et Émilie sont revenus de la journée des courses mercredi, ils ont été estomaqués de voir la salle de traitement complétée. On n’a pas pu retenir un petit Wow d’exclamation. De plus, à cause de la différence de hauteur dans la fondation, on retrouve un petit podium avec une marche pour accéder à la salle de traitement. Ça a vraiment fier allure.

Le plancher de la salle de traitement avec le petit podium

Ensuite, on a reçu les dernières portes qui nous restaient à installer, celles en bois. Elles sont vraiment belles et on se demande même si on les peinturera vu leur belle couleur de bois.

On reçoit les portes

Belle porte en bois

L’électricité a été commencée. Étant donné qu’on ne connaît pas encore les machines qui seront dans le centre, on ne peut pas faire une installation complète mais on a quand même installé des prises dans le bureau et des lumières dans toutes les pièces avec des interrupteurs. Il faut quand même voir quelque chose lors de notre inauguration ;) On n’arrivait pas à s’entendre sur la disposition des lumières extérieures alors on a dû faire des tests vendredi soir pour voir les possibilités gagnantes. De plus, lorsqu’on installe des tubes fluorescents, on doit se fier au calcul qui veut qu’on mette un tube au 4m². Cependant, selon le calcul on devait mettre six tubes dans le bureau. Francis affirmait qu’il n’en faudrait pas plus que deux! C’est pourquoi on a fait des tests. Finalement, Francis a eu gain de cause. Deux tubes c’est amplement suffisant! Dans la salle de traitement, on serait supposé en mettre 12!! Avec tous ces éclairages, on pense que le bâtiment aurait été visible à partir de Kinshasa !! Heureusement que nous sommes de bons ingénieurs et qu’on a vérifié ce que disait la formule avant de l’appliquer définitivement au bâtiment!

Test d'éclairage extérieur

On change les fluos extérieurs de place

On installe les fluos dans le bureau

Il faut bien s'amuser un peu!

Kuté qui pose l'électricité!

Éclairage du corridor

On fait également la finition du toit en y ajoutant un contre-toit, c’est une petite épaisseur qui va cacher les chevrons qui tiennent les tôles. Cette étape n’est pas encore terminée, elle le sera en début de la semaine prochaine. Et pour terminer, les ouvriers ont travaillé la moitié de la semaine sur le défrichage de la partie droite du bâtiment. Lors de notre arrivé, on avait défriché une partie du terrain pour permettre la construction du centre. Mais là on doit tout enlever à une assez bonne distance des côtés du bâtiment. Étant donné la présence des portes de garages, on doit pouvoir s’approcher assez près pour décharger un camion.

Le contre-toit

Agrandissement du terrain 1

Agrandissement du terrain 2

Vendredi lors de la paye, nous avons proposé aux employés de prendre une photo avec nous comme souvenir. Nous savons que la fin approche et ils raffolent des photos souvenirs. Nous avons très hâte de leur remettre des photos d’eux et de nous avant que nous partions ;) On vous montre une photo type, ce fût long prendre 25 fois la même prise! Mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour nos gentils travailleurs ;)

Pose type de scéance de photo!

En finissant, on se souvient de vous avoir parlé d’un charmant petit bonhomme qu’on voit chaque fois qu’on descend pour aller à Boma. Il vit dans une petite maison à Mangala. Il se prénomme Petit, mais nous on le connaît sous le nom de Petit Bob! Surnom qui a été inspirée à Émilie la première fois qu’elle l’a vu. Il ne faut pas poser plus de question à ce sujet ;) On n’a jamais mis de photo de lui sur le blog, cette semaine c’est chose du passé ;) Avouez qu’il est vraiment trognon? :)

Petit bob ;)

En espérant que vous ne vous êtes pas endormis en lisant cette édition quand même assez longue du blog ;) On vous souhaite une bonne semaine! Déprimez pas trop avec la température du mois de décembre ;) On pense fort à vous!

3 commentaires:

Myriam a dit…

Wow! que ca va vite! Et je dois dire que malgré la longueur du blog, j'en prendrais toujours plus :)il n'est aucunement trop long


Pis il est super cute Bob!

Unknown a dit…

Slt a tous !!

C'est vraiment très impressionnant ce que vous avez fait ! Chapeau...
ehh ehh ehh pour l'invitation, j'ai pas trouvee de place en avion, lol
Non je niaise ... En tout cas, l'invitation nous rassure et ca prouve que le plus dur est passé. On a hâte de revoir.
Bonne suite !!

Ps: je suis votre cheminement même si je laisse très rarement de comments.

ClaudiusDitPops a dit…

Cette semaine, Émilie nous explique la recette pour obtenir un plancher à l’africaine très réussi.
Si vous permettez, je vais vous expliquer la recette pour obtenir un projet à la québécoise très réussi.

1. On aplanit la difficulté que les proches des participants ont de ce projet téméraire d’aller en Afrique pour obtenir le même niveau d’acceptation partout.

2. On installe les meilleurs individus en suivant les critères de sélection des candidats. Cela est fait pour avoir une équipe de 4 personnes dont leur centre d’intérêt est de permettre l’intégration d’une dimension planétaire et sociale à leur formation en génie.

3. On recouvre le tout d’un mélange de détermination, de courage et d’investissement de soi que l’on étend minutieusement.

4. On ajoute une bonne couche de négociation et de compromis.

5. On égalise les embuches à l’aide d’une meilleure connaissance de soi et des autres.

6. On retire de la progression des travaux une fierté très justifiée et on remplit tous les jours du même mélange qu’à l’étape 3.

7. On progresse préalablement avec l’aide d’une franche camaraderie.

8. On saupoudre un peu de folie et on progresse avec l’aide de tous nos merveilleux amis et travailleurs africains.

9. Recommencer l’étape 8 plusieurs fois jusqu’à l’obtention de la réussite d’un projet répondant à un besoin réel et urgent : donner un espoir de développement durable économique et social stable à toute une communauté défavorisée.

Pour plus d’aisance, ajoutez un peu d’amour humanitaire lors de la progression des travaux.

Voilà vous connaissez maintenant comment Adrien, Francis, Pierre-Luc et Émilie réussissent avec brio et panache leur projet.

De Pops, le papa d’Émilie, et de Doudonne, sa maman, qui t'aiment tendrement ;)

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